L’intérêt pour les spiritueux d’agave continue de croître au-delà du Mexique, et cette fois, l’actualité passe par l’Italie. Mezcólogo en Italie arrive avec Bonaventura Maschio, qui assurera l’importation et la distribution exclusive d’une collection composée de mezcal, de raicilla et de bacanora.
Pour celles et ceux qui suivent de près cette catégorie depuis le Mexique, ce mouvement est important pour deux raisons. D’abord, il confirme que le marché international ne se limite plus à la tequila et au mezcal commercial. Ensuite, il ouvre un espace à des expressions dotées d’une forte identité territoriale, de procédés artisanaux et de profils sensoriels beaucoup plus précis.
Pourquoi l’arrivée de Mezcólogo en Italie attire l’attention
Il ne s’agit pas seulement d’une nouvelle étiquette disponible en Europe. La proposition de Mezcólogo s’articule autour des spiritueux mexicains d’agave compris à travers leur origine : territoire, variété d’agave, savoir-faire du maître distillateur et méthode de production.
Cette approche correspond bien à ce que recherchent aujourd’hui les bartenders, les acheteurs spécialisés et les consommateurs curieux. Une catégorie générale ne suffit plus ; il devient essentiel de savoir d’où vient un spiritueux, comment il a été élaboré et ce qui le distingue au sein de sa propre famille.
Cette nouvelle résonne également au Mexique. Oaxaca, Jalisco et Sonora n’apparaissent pas ici comme de simples références géographiques, mais comme les véritables origines de styles de production distincts, avec des traditions qui continuent de façonner le profil de chaque bouteille.
Ce que comprend la collection de spiritueux mexicains
La sélection présentée pour le marché italien se compose de quatre références. Deux appartiennent à l’univers du mezcal, tandis que les deux autres élargissent la conversation à des catégories encore moins visibles à l’international.
Les quatre étiquettes de la collection
- Mezcal Espadín
- Mezcal Tobalá
- Raicilla
- Bacanora
Dans son ensemble, la gamme cherche à montrer que la carte de l’agave mexicain est plus vaste que ce que de nombreux consommateurs internationaux imaginent. C’est probablement l’un des aspects les plus précieux du projet.
Les deux mezcals d’Oaxaca
Au sein de la collection, les mezcals jouent le rôle d’une porte d’entrée identifiable. Pourtant, ils ne sont pas présentés comme des produits génériques, mais comme des expressions aux différences claires de matière première, de maturation de l’agave et de profil en bouche.
Mezcal Espadín : une expression plus accessible, sans perdre son identité
Le mezcal Espadín provient des Vallées Centrales d’Oaxaca et se présente comme un mezcal jeune aux notes herbacées, aux nuances d’agrumes et à une touche fumée élégante.
Son procédé, selon les informations diffusées sur la collection, comprend une cuisson dans un four souterrain en pierre, une fermentation en cuves de chêne et une double distillation dans un alambic en cuivre. Cette combinaison permet de comprendre pourquoi le profil vise davantage l’équilibre qu’une intensité excessive.
Pour les bars et les projets de mixologie, un Espadín de ce type est généralement polyvalent. Il peut être servi pur ou utilisé dans des cocktails où l’agave doit s’exprimer sans agressivité.
Mezcal Tobalá : une plus grande complexité aromatique
Le mezcal Tobalá est décrit comme une expression plus complexe. L’utilisation d’agaves sauvages ayant un temps de maturation plus long se traduit souvent par des couches aromatiques plus profondes et une personnalité moins linéaire.
Dans ce cas, on évoque des notes florales, des souvenirs de fruits secs, des échos d’herbes sauvages et une composante fumée plus marquée, accompagnée d’une veine minérale. Pour le consommateur spécialisé, ce type de profil place le Tobalá dans une conversation différente de celle de l’Espadín.
Il ne s’agit pas nécessairement de « meilleur » ou de « moins bon », mais de moments de consommation différents et de publics aux attentes distinctes vis-à-vis du mezcal artisanal.
Raicilla de Jalisco et bacanora de Sonora
L’un des éléments qui rend cette collection intéressante est qu’elle ne s’arrête pas à Oaxaca. Elle intègre aussi deux catégories qui aident à expliquer la diversité des spiritueux d’agave produits au Mexique.
Raicilla : une tradition de Jalisco à l’identité propre
La raicilla de Jalisco incluse dans la gamme provient de Cuautla et est élaborée à partir d’Agave maximiliana. Bien qu’elle partage historiquement certains points avec le mezcal, son identité territoriale et productive lui est propre.
Les informations disponibles sur cette étiquette mettent en avant une méthode traditionnelle comprenant un broyage manuel sur une auge en bois, une cuisson dans un four de surface scellé avec de l’argile, une fermentation en bois et une double distillation dans des équipements en cuivre et en argile.
Dans le verre, on décrit de légères notes tropicales, une présence d’agave cuit, des touches d’encens et un développement herbacé pouvant évoquer le citron vert, le pin et l’eucalyptus. C’est un profil peu courant pour les personnes qui ne connaissent que la tequila commerciale ou des mezcals plus directs.
Bacanora : Sonora entre dans la conversation internationale
Le bacanora de Sonora complète le parcours. Il s’agit d’une catégorie bénéficiant d’une appellation d’origine, élaborée avec de l’Agave angustifolia dans le désert de Sonora.
Selon la présentation de la marque, cette version est produite à San José de Primas et présente un caractère végétal et minéral, avec des notes d’agave cuit, de fumée délicate ainsi que des souvenirs lactés, de cuir et de paille fraîche. En bouche, des notes herbacées apparaissent, suivies d’une finale anisée.
Pour le marché international, le bacanora reste une catégorie de découverte. C’est pourquoi son inclusion dans la collection peut constituer l’un des paris les plus intéressants à moyen terme.
Ce que cette expansion révèle pour le secteur
Depuis le Mexique, cette actualité peut être lue comme un signe de maturité de la catégorie. Le marché européen commence à manifester un intérêt pour des expressions régionales et moins massifiées, ce qui favorise le positionnement de produits dotés d’un récit d’origine bien construit.
Elle laisse aussi une tâche importante à accomplir. Lorsqu’un spiritueux mexicain part à l’étranger, il ne concurrence pas seulement par son prix ou le design de sa bouteille ; il concurrence aussi par son contexte. Expliquer la différence entre mezcal, raicilla et bacanora n’est plus un luxe narratif, mais une partie de sa valeur commerciale.
Pour les distributeurs, les bars et les médias spécialisés, ce point est essentiel. La conversation autour de l’agave monte en niveau et cela oblige à mieux communiquer. Il ne suffit pas de dire « spiritueux mexicain » : il faut parler de région, d’agave, de technique et de culture de production.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que Mezcólogo ?
C’est un projet consacré à la valorisation des spiritueux traditionnels d’agave du Mexique. Sa proposition met l’accent sur l’origine, la matière première et les méthodes de production.
Quels produits Mezcólogo arrivent en Italie ?
La collection présentée pour l’Italie comprend quatre références : mezcal Espadín, mezcal Tobalá, raicilla et bacanora.
Pourquoi cette actualité est-elle importante pour le Mexique ?
Parce qu’elle confirme l’intérêt international pour des catégories d’agave plus spécifiques et donne de la visibilité à des régions productrices comme Oaxaca, Jalisco et Sonora.
La collection comprend-elle uniquement du mezcal ?
Non. En plus de deux mezcals, elle comprend également une raicilla et un bacanora, élargissant ainsi la représentation des spiritueux mexicains.
Source : Bargiornale – https://www.bargiornale.it/spirit/gli-spiriti-messicani-di-mezcologo-in-italia-con-bonaventura-maschio/

